Le conseil municipal a voté son PLU

Le 15 septembre 2018, le conseil municipal a voté à l’unanimité le PLU lors du CM du 11 septembre 2018 ; jour aussi funeste qu’en 2001. Pas le moindre débat, pas la moindre question des élus. Seulement une lecture courte, sommaire et confuse du maire, d’un compte rendu de délibération qui a eu lieu on ne sait quand. Montre en main, c’est trois minutes du CM qui y ont été consacrées. Pour un sujet aussi important, c’est une plaisanterie. A ce conseil, notons la présence de 6 Gontardiens, 1 extérieur, un journaliste et deux proches de la mairie. Pour un CM aussi important, ce n’est pas sérieux ! Réveillez-vous !

Et pendant ce temps, les casseroles s’accumulent.

1 – Vous aimez l’école et votre doigt dans l’engrenage ?

Quand on est un petit village, on ne rêve pas de projets « mégalo » suscités par d’autres. On gère son budget en bon père de famille et on mutualise avec les voisins, si possible. Était-ce possible ? Une école existait déjà avec une de ses salles située dans les murs de la mairie. Que la mairie ait souhaité récupérer une salle dans son bâtiment n’est pas sot en soi. Mais à quel prix ? A ce prix là : endettement de la commune (NOUS, 2400€ par tête de pipe en 2015), et pas de sous pour rénover la salle. Pas de sous non plus pour le réseau d’eau potable à l’agonie. Pas de sous mais des dettes. Conséquence, et pas la moindre, « il faut se refaire » comme dirait un addict au jeu. D’où est née l’idée d’accueillir un centre de stockage de déchets, supposé rémunérateur. Puis viendra le projet délirant suivant qu’on épongera avec un autre contrat industriel mirifique … et destructeur. Des éoliennes sur le plateau, par exemple ? Encore une fausse bonne idée « écologique ». Et le bien-être des Gontardiens dans tout ça ? Aux orties !

2 – Vous avez aimé la résolution de la fuite de toiture de l’école ?

Tout le monde sait ce qu’est une garantie décennale. Pas nos élus ! La réparation sera financée par une subvention qu’il faudra solliciter. Ça bricole, ça bricole. Voir le compte rendu du conseil municipal du 25 avril 2018.

3 – Vous avez aimé la première carrière au nord du village ? …

… Qui a tué une opportunité d’extension du village. Depuis, les élus en sont réduits à identifier « les dents creuses » dans le PLU, comme un dentiste en peine de client. Expression qui exprime bien le bricolage induit d’un coté par le choix raisonnable de préserver certaines zones, et de l’autre par le gaspillage de surfaces potentielles. Rappelons que la surface de cette carrière dépasse celle du centre village.

4 – Vous aimez l’extension de la carrière !

L’extension de cette carrière condamne définitivement la zone en empêchant tout autre usage pour des décennies. En cadeau de post-exploitation, nous assisterons impuissants à l’enfouissement de matériaux dans lesquels on trouvera, plus tard, des « choses » qui n’auraient jamais du s’y trouver. Corollaire : Pollution certaine des eaux de surface et profondes, avec une seule incertitude : quand ? Et une décharge de plus !

5 – Vous aimez le blockhaus style prison de l’ère soviétique ?

Il trône désormais sur l’artère centrale du village, pour des lustres. La vue sur le village est ravagée. Le pillage irréfléchi de l’espace central du village progresse à grands pas.

Il n’y avait aucune obligation à construire là si vite, et surtout sans avoir établi un projet global ni l’avoir soumis à consultation citoyenne. Est-ce beaucoup demander ?

6 – Vous avez aimé le forage qui devait trouver une seconde ressource en eau potable ?

Abandonné et sans deuxième essai. Vous voulez savoir pourquoi et comment ça s’est terminé, notamment financièrement ? Nous aussi !

7 – Vous aimez les voitures électriques ?

La mairie en a acheté une. Parce que ça fait moderne ? Par temps froid, le chauffage pompe sur la batterie, évidemment. L’aller et retour Valence devient alors impossible ou alors en journée avec moufles, bonnet et chaussettes. Fausse bonne idée « écologique ». Les batteries polluent dès l’extraction des matières premières, principalement le lithium (métal rare). Elles sont difficiles et coûteuses à recycler. Elles polluent énormément si elles brûlent (si, si, ça arrive). Rassurez-vous, Il n’y en aura pas pour tout le monde. Et l’électricité, elle vient d’où ?

8 – Vous aimez le centre d’enfouissement de déchets sur Donzère ?

… ou l’art de repousser chez les autres ce qu’on ne saurait supporter chez soi, ou l’art consommé du chacun pour soi, ou une vision très particulière du bon voisinage entre communes… Géographiquement, le Logis de Berre est à 900 mètres sous le vent puant du site SUEZ. Contrairement à certaines affirmations de gens qui ne vivent pas ici, les puanteurs écœurantes sont quotidiennes, 5 jours par semaine sur toute la période de temps chaud. Le climat s’y prêtant bien cette année, ça dur depuis plus de cinq mois ! Formidable vitrine olfactive pour les milliers de voitures qui passent chaque jour ! « Les Granges-Gontardes ? Ah oui, là où ça pue en passant ! »

9 – Vous devriez aimer aussi le centre d’enfouissement de Roussas !

Un peu moins puant que Donzère parce que plus distant (donc plus dilué), et masqué par la pestilence de SUEZ, mais tout aussi néfaste parce que déjà victime d’incendies, producteur de plastiques volants, pollueur d’eau à terme et finalement aussi irresponsable que de cacher la poussière sous le tapis.

… ET vous allez aaaaaadorer le PLU et ses articles mortifères !

La zone classée Ui : Dans le PLU voté, cette réserve du Commissaire Enquêteur n’a pas été levée. Donc, le classement Ui de la zone Nord du village ouvre bel et bien les bras à un centre d’enfouissement d’empilement de déchets. Et un de plus ! Tout le village profitera ainsi de la production de pestilences, de plastiques volants, et nous insistons, de sa pollution, … dont on se plaindra … mais trop tard. Car autant ces industries nous font les yeux doux (et quelques promesses ?) pour venir, autant ce sera la guerre pour les déloger.

Sur le fond, empiler, enfouir ou toute autre solution d’effacement ne résoudra jamais l’énorme problème de société que constitue l’inflation irraisonnée des déchets. Nous avons là affaire à une industrie de service, non productive de richesse, qui se nourrit et prospère grâce à notre irresponsabilité … et nos deniers, et qui trouve refuge dans des communes endettées comme la notre, contre monnaie sonnante et trébuchante. Si les communes n’accueillaient pas ces industriels, le problème des déchets aurait été résolu depuis longtemps par l’état ; ce qui n’est pas !

Résumons : Quatre (4) montagnes de déchets, plus que riveraines ou sur le territoire des Granges. N’est-ce pas trop ? Que les élus n’aient pas fait ce calcul montre l’intérêt qu’ils portent au Gontardiens et à l’image du village. A moins que vous souteniez ce projet ? Nous ne pouvons le croire.

Les « dents creuses » : Quels intéressés ou concernés ont été consultés individuellement avant de voir leur zone inscrite ou pas dans le projet de PLU ?

Les classements de zones « à la va comme je te pousse » : Idem, qui a été consulté individuellement ? Qui a fait le coloriage des zones, sans logique apparente  ? Un enfant aurait fait de même : « Là où c’est vide, tu mets de la couleur ».

-O-O-O-

L’association AGAVE est pleinement dans ses prérogatives en dénonçant tout ce qui précède et tout ce que nous ne savons pas encore qui menace l’avenir du village. Alors, qu’allons-nous faire en tant qu’association contre ce PLU fourre tout ?

Rien sans vous !

Rien sans vous !

A partir du vote du PLU, Nous (les Gontardiens) avons deux mois pour en référer au tribunal administratif. C’est NOTRE droit ! La mairie n’est pas la propriétaire du village ! Pas encore !

Vous pouvez nous contacter à ces adresses :

AGAVE, 1 chemin Ferré au 06 72 50 25 64

agave.granges.gontardes@gmail.com

octobre 8, 2018