L’impact économique du centre d’empilement

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L’étude d’impact Coved identifie assez  bien les activités artisanales et agricoles autour du projet mais l’enjeu est jugé faible, pages 132 à 134 de l’étude car les terres viticoles les plus proches sont à 50m des limites du projet. N’est pas ajouté au tableau que la SUP d’une largeur de 200 mètres déborde donc de  : 200-50 =150 mètres, sauf erreur. Dans le tableau de synthèse des impacts et dispositions prises pour « éviter, réduire, compenser », sur les 22 impacts résiduels listés, le bilan est le suivant : 17 nuls, 2 faibles, sur déboisement et habitats naturels !, 2 très faibles, 1 nul à très faible. L’impact évalué pour l’agriculture, l’activité économique, l’occupation des sols, l’urbanisme, est nul !

Voyons ce qui, économiquement, pourrait être affecté par la présence du projet d’ISDND Les Granges-Coved. Liste non exhaustive :

  • Dévalorisation des activités agricoles (image et qualité des produits, AOC et IGP notamment mais pas que …). L’étude d’impact elle-même recense ces activités page 109 et 110. Naturellement nous allons vers une érosion des emplois. L’impact ne doit pas être jugé nul pour les deux caves les plus proches !
  • Dévalorisation de la zone d’activité des « éoliennes ». Qui pourrait souhaiter rester ou s’implanter à proximité de l’ISDND et dans son nuage de puanteur ? Encore une érosion des emplois.
  • Dévalorisation de la qualité de vie (bien-être), sans parler de qualité de l’air. Ces denrées n’étant pas mesurables en grisbi, elle sont ignorées dans les évaluations,
  • Dévalorisation de nos patrimoines fonciers et immobiliers,
  • Dévalorisation de l’image du village repoussant toute idée de développement du tourisme, ou de l’urbanisme.

N’est-ce pas assez ? Les dépréciations systématiques des impacts ne procèdent plus d’erreurs mais d’une volonté. Erreur d’évaluation ?  En tout cas, erreur ! Au lieu des affirmations péremptoires, nous attendions des démonstrations chiffrées de leurs évaluations. ils savent bien le faire lorsqu’il s’agit de composition des gaz rejetés, ou de dépenses en faveur de l’environnement, notamment.

Un exemple d’affirmation culottée ? Celle-ci : Page 110 : « Il n’y a pas de lieu touristique à proximité immédiate du projet. »[…]. Quelle est la définition de lieu touristique ? Quelle est la définition de « proximité immédiate » ? Le village n’est pas un lieu touristique et n’est pas à proximité ? L’œno tourisme n’est pas du tourisme ? Pas de lieu touristique = pas de gîtes ? Les vues, même de très loin, par exemple d’Ardèche, ou de plu près, par exemple de La Garde Adhémar = pas de tourisme ? La puanteur sur le passage de ces mêmes touristes vers Grignan = pas de tourisme ? ==> Pas d’impact économique ?

Projet d’intérêt général  qui intéresse qui exactement ?

Autre exemple de raisonnement absurde, extrait de la Pièce 5, Etude des Danger : « …Cependant, aucun effet notable sur l’environnement ne serait à redouter. Par conséquent, la foudre n’est pas retenue comme source potentielle de dangers dans la suite de l’étude ». En version courte : Il n’y a pas de danger donc nous ne retenons pas la foudre comme un danger. Vous trouverez partout ce genre de raisonnements circulaires ! Ils sont parfois formulés plus discrètement mais ils sont légion. Dénoncez ce principe svp, merci.

  • A suivre si le temps et la demande nous le permet …
janvier 22, 2020