L’impact sanitaire de la prolifération des ISDND

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L’impact sanitaire du cumul des activités d’enfouissement et autres activités génératrices de rejets atmosphériques sur le territoire, sont des sujets évacués de l’étude d’impact Coved. Quelle est la somme des rejets à l’atmosphère, comment se diluent-ils sur notre territoire alors qu’ils considèrent une rose des vents de Montélimar comme représentative ? La rose en question est par ailleurs assez fanée : 1981-2010 ou 1991-2000 sur la même page 66 de d’étude d’impact … L’évolution du climat dans notre région montre une baisse de fréquence significative, des vents irréguliers comme le mistral, avec en contrepartie une intensification de sa violence. Notre région est même sujette au vent du Sud de plus en plus fréquent. Entre les deux, nous assistons même à des absences de vent et à des brouillards particulièrement propices à la stagnation des gaz brûlés, imbrulés et autres effluves odorantes. Comment vont s’accumuler les productions des quatre ISDN  sur un même territoire ? Asthmatiques, passez votre chemin, ou bienvenus chez nous ? Absence d’évaluation, encore une fois.

Pourquoi quatre ISDND ? Parce que ces machines là ne s’arrêtent pas comme ça. CJ2 sera arrêtée en 2022, lorsque CJ3 entrerait en production. A cette date et pendant 30 ans CJ2 continuera à être surveillée, elle produira du méthane, il faudra traiter ses lixiviats, etc. Ajoutons CJ1 qui doit toujours être actif. Donzère-Suez est en plein boum, ce qui nous fait quatre, du coup. Une petite cinquième pour faire bonne mesure ? Celle de Allan, dont certains qui nous prennent pour des buses, croient encore qu’on l’a oubliée, mais dont CJ2 traite encore les lixiviats. Allez, puisque nous y sommes, une petite sixième : SITA de Saint Paul, toujours bien visible, l’autre décharge de Donzère, dont on parle peu mais qui est là, mais pas que … Jusqu’où irons-nous ? nous ne savons pas, mais nous devinons puisque les seuls arguments qui intéressent nos projeteurs associés jusque dans le PLU, c’est le pognon : Ce qui reste du bois des Mattes, sur la même configuration géologique, à proximité des sacro-saintes installation déjà largement amorties mais toujours bien juteuses.

Pour les poussières, ajoutons également l’immense carrière des Badaffres au Nord des Granges, celle de Roussas, ainsi que la phase de terrassement préalable puis tout au long de l’exploitation de CJ3 : 600000 m3 (six cent mille mètre cubes) ! En tonnes, c’est à peu de chose près le tonnage de déchets à enfouir, 1,320.000 tonnes pour l’un, 1,350.000 tonnes pour l’autre. Énorme terrassement en perspective : des poussières, des explosions, des camions, des pelleteuses et autres machines. Et quand nous nous plaindrons, nous aurons en retour : « c’est temporaire ». Quand on fait un trou dans ce pays, ça fait un tas à côté du trou. Même provisoire, c’est un tas. Il sera mis où ce tas ? Pas dans le trou, évidemment. Pas sur place, yapas la place. Alors ailleurs : des poussières, des camions, des pelleteuses et autres machines. Et comme il est dit que la majeure partie des matériaux sera réutilisé : des poussières, des camions, des pelleteuses et autres machines pour ramener tout ça. Pas d’évaluation là-dessus, pas d’impact sur l’APPB, ni sur nous. Vous reprendrez bien un petit coup de cliquet ?

janvier 26, 2020